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Sortie de Fontfroide

Sortie de Fontfroide

Ce Samedi 16 Mars nous nous sommes (presque) tous retrouvés su le parking de l'abbaye de Fontfroide pour notre seconde sortie de préparation à notre grande aventure sur le Chemin qui commencera dans moins d'un mois. Le ciel est chargé de nuage car le "marin" souffle et nous envoie un air saturé en humidité, le seul problème c'est que dans le même temps le mercure du thermomètre a décidé de stagner à un niveau tel que les valeurs lues se limitent à un seul chiffre. Peu importe la bonne humeur est là, bien présente, nous saluons quelques parents venus accompagner leur enfant et parfois ont procédé à du covoiturage mais nous notons avec joie que certains d'entre eux vont nous accompagner pendant notre marche.

Nous proclamons le départ de la randonnée et Philippe Vigier est auto-proclamé le pasteur de notre troupeau, celui qui saura à tout moment nous doner la bonne direction et nous conduire sur le bon chemin. Nous sommes toujours sur le parking et au bout de 200 mètres il oublie déjà de prendre le chemin sur la gauche et est convaincu qu'il faut aller tout droit.

Le chemin monte à flanc de colline et rapidement la colonne s'étire, mais la bonne humeur est là. Les filles prennent le commandement et par petits groupes les conversations vont bon train. Nous marchons sur les pistes empierrées par endroit du massif de Fontfroide, ces pistes ont été améliorées afin de permettre aux services de surveillance des incendies de forêt et donc éventuellement aux engins de lutte contre le feu de pouvoir pénétrer l’intérieur de ce maquis particulièrement touffu.

Nous arrivons aux ruines d’Alagnon où nous faisons une pause casse-croûte. En stoppant notre effort nous sentons nettement l’humidité et le froid nous envahir et nous nous réchauffons avec une bonne tasse de café et pour certains téméraires une tasse du « fameux » thé vigieresque le tout accompagné de biscuits, de chouquettes ou d’un quatre-quarts qui se laissent tous manger bien facilement.

Au bout de vingt minutes nous repartons en direction de Pech Rascas. IL arrive parfois que le chemin se fasse plus difficile d’accès, il dresse devant nous quelques obstacles naturels, des bosquets de genêts, des fossés creusés par les pluies intenses de la semaine dernière. Ce qui a donné du piment à notre progression c’est que dans les creux des fossés on trouve de la boue et de l’eau. Chacun d’entre nous ébauche le secret espoir de voir tel ou tel glisser et s’étaler de tout son long dans ces flaques. Il est vrai que certains y ont mis les pieds mais ce ne furent que quelques chaussures qui ont pu soigner leurs rhumatismes. Les plus courageux, il n’y a pas eu que les garçons, ont franchi les obstacles aussi dignement que les chevaux du derby d’Epsom.

Au détour du chemin on aperçoit la croix qui domine l’abbaye et qui indique que nous approchons du terme de notre périple.

A peine sommes nous sur le parking après avoir parcouru 11, 1 kilomètres que déjà quelques mamans sont là pour venir récupérer tel ou tel ayant des activités extérieures en début d’après midi. Nous passons quelques minutes à faire le point sur la marche qui nous permettent de retrouver nos esprits et nous décidons de reconstituer nos réserves en partageant notre repas. Les jeunes s’installent autour des tables de pique-nique et laissent les adultes, parents et enseignants, s’attabler et partager quelques nourritures terrestres délayées par quelques rasades de produits régionaux particulièrement goûteux.

Nous sommes en train de boire un café quand nous voyons un homme qui marche sur la route au-dessus de nous, dans sa main droite un bourdon (bâton de pèlerin) et accrochée à son sac une coquille St Jacques. Nous l’invitons à venir boire un café et commence alors un échange avec cet homme, un niçois, qui vient de partir de Narbonne en direction de Pamiers sur la voie du piémont pyrénéen. Il nous explique qu’il a déjà fait la voie podiensis intégralement, c’est à dire du Puy en Velay à Santiago et que pour ce moment il vient faire un petit morceau de cette voie. Bien évidemment nous lui expliquons notre projet et il reste assez admiratif. En nous saluant il nous souhaite une pleine réussite pour notre projet. Notre chemin a vraiment débuté avec la rencontre de ce pèlerin.

Il est 14 heures quand nous décidons de retourner vers nos pénates et nous pensons que maintenant notre « Chemin 2013 » est prêt à prendre son envol ; nous nous retrouverons dans un mois dans ces mêmes colonnes dans lesquelles nous aurons la grande joie de vous faire partager notre chemin.

Nous vous donnons rendez-vous très bientôt.


 

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